Quelle est la position officielle concernant la temporalité des Histoires ?

Tout espace de discussion sur Les Internets génère autour de lui un écosystème. On y trouve toujours un ou plusieurs vétérans arrivés les premiers qui trouvent que « c’était mieux avant », des « newbies » invariablement renvoyés sans ménagement vers la fonction recherche, un petit groupe dont l’occupation principale est de critiquer tout et rien surtout rien, etc. Tous ces archétypes se retrouvent à travers Les Internets, sous divers sobriquets.
Mais il en est un plus célèbre : le Troll. Il dispose d’un super-pouvoir : blablater sans fin, sûrement pour combler la sienne, et faire dégénérer les discussions. Ces créatures poilues sont déterminées, et ne connaissent ni la peur, ni la fatigue. A l’heure actuelle, une seule méthode est universellement approuvée : il faut les affamer ; « Don’t feed the trolls ! », dit l’adage du web. De la même façon qu’il ne faut pas donner de cacahuètes aux singes dans les zoos et qu’il ne faut pas donner à manger aux Mogwais après minuit, il ne faut pas donner de nourriture au troll.
Mais qu'en est-il de lui servir un thé parfaitement infusé dans une chope ou un whisky tourbé dans une tasse de porcelaine ? Le troll ne serait-il pas simplement un petit être en manque d'amour et d'eau – plus ou moins – fraiche...
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24 mai 2017, 16:20

Loin des cascades et eaux turquoises, et dans l’optique de ma future participations aux Histoires courtes, j’ai une interrogation à vous soumettre. Je ne sais pas si le lieu est le mieux choisi (et je pense que KeM se fera un plaisir de me le faire savoir si ce n’est pas le cas !) mais je n’ai pas trouvé de sujet plus adéquat pour cette question.

Quelle est la position officielle concernant la temporalité ?

En lisant les différentes histoires en cours, ainsi que lors de mon travail de correction avec Vincent, j’ai noté qu’il semblait exister deux visions des « timelines » (je suis navrée pour l’anglicisme, mais il me semble représenter le mieux l’idée) :
  • Ceux qui commencent leur message au moment où l’Auteur ou le Protagoniste précédent s’est arrêté.
  • Ceux qui reviennent sur les évènements du message précédent, dans une sorte de reformulation, puis complètent avec leur action ou leur réaction.
Y a-t-il une politique « officielle », un usage particulier, ou ce choix est-il laissé à l’appréciation de chaque Auteur et Protagoniste ? Je ne voudrais pas commencer ma participation aux Histoires courts par un impair !
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Wolfie
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24 mai 2017, 17:34

La réponse m'intéresse aussi beaucoup. /victory

Je veux pas faire d'erreur quand je rejoindrai une histoire.
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KeM
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24 mai 2017, 18:03

J'ignore s'il y a une position officielle à ce sujet, par contre si la conversation prend de l'ampleur je diviserais pour lui offrir son sujet dédié, et je laisserai donc les Conteurs se positionner. Mais je me suis néanmoins rappelé avoir lu un passage traitant de ce sujet dans « Composante syntaxique et typographie des histoires », rédigée avant ma prise de poste.
Composante syntaxique et typographie des histoires / Coauteur (Protagoniste), ne soyez pas l'auteur (Conteur) a écrit : […] en guise de rappel – considérez toujours que vous ne devez écrire que sur ce que peut voir, savoir, entendre, déduire, votre protagoniste dans l’instant et sa continuité – et rien de plus ! Certains s'accordent pour astuce à déterminer un champ de ré(d)action allant de 3 à 10 secondes pour les phases d'actions ou d'interactions sociales, de 1 à 3 minutes pour les phases descriptives ; les ellipses et le découpage des chapitres restant sous la directive de l'auteur (Conteur).
Il est tentant de vouloir prendre le contrôle d'une scène, d'un chapitre, ou même d'un intervenant autre que le sien, et de poursuivre l'histoire de son point de vue, voire de revenir dans le temps pour développer le sien. Mais vous n'êtes pas seul, vous écrivez en collaboration avec l'auteur (Conteur), et également d'autres coauteurs (Protagonistes) ; imaginez si tout le monde partait dans tous les sens…
Pour requérir et obtenir une assistance : évitez les messages privés mais privilégiez l'espace du forum dédié à cet effet : « Assistance » ; n'oubliez pas de vérifier si votre problématique n'a pas déjà été fait mention, et résolue, lors d'un ticket de support équivalent. Je vous remercie.

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Dr Stapelton
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24 mai 2017, 19:15

Il me semble qu'il n'y a pas vraiment de règle établie.

Mon point de vue sur la question est le suivant:

Il peut être utile de se référer aux événements précédents pour préciser la réaction de son protagoniste face à ceux-ci s'il y a de bonnes raisons de le faire.

Exemple: Marionnette et Ombres Chinoises:
Vincent nous a offert un texte magnifique pour la fin des aventures de l'agent Delaware. L'agent Coalman, qui au passage a une sacré pression sur les épaules, va réagir en parallèle des derniers instants de l'agent Delaware avant de se réveiller complètement, seule face à ses incertitudes et ses états d'âme.
Néanmoins elle ne fera que réagir, ou plutôt devrais-je dire montrer son impuissance. Je n'ai qu'un succinct canevas en tête pour le moment, mais je sais déjà que l'apaisement apparent de l'agent Delaware, sera une source d'apaisement face aux sentiments forts et complexes qui seront les siens.

Exemple: Un Pont entre deux mondes
Le doc suite aux réactions de Clarence et de notre cher Comte, va embrayer directement sur la suite, sans avoir à revenir sur un sujet déjà débattu par lui concernant Clarence, ni à fortiori face à la réponse laconique du Comte. Poursuivez...

L'important est de ne pas faire de paraphrase inutile. Je sais d'autant mieux de quoi je parle qu'il s'agit là d'un de mes défauts.

En espérant que cela te donnera un début de réponse, que nos amis viendront à n'en pas douter, étayer, discuter voir contredire.

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Wolfie
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24 mai 2017, 19:50

Ton point de vue est très intéressant, Merci pour ton explication.

C'est quoi pour toi une paraphrase inutile ?

Tu as raison s'est vrai que le dernier texte avec la mort de l'agent canton est magnifique, tellement H.P Lovecraft le passage sur les éléments. Ca m'a rappelé les livres du maitre que je lisais au lycée! Faut que je les retrouve

Je suis impatient de lire la réaction que va avoir ton personnage.

Par contre je comprends pas du tout comment vous avez réussi à vous retrouver face à Anubis /shocked lol !
C'est bien la gamme DG et le scénario du livre de base que vous faites?
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25 mai 2017, 00:06

Elle est bien ta question Juliette, et nous permet un bon petit débat des familles parfaitement à propos avec l'arrivée de Pierre.

Avoue, tu l'as fait exprès ?! /anger
Le Gratte-Papier a écrit :
24 mai 2017, 18:03
Mais je me suis néanmoins rappelé avoir lu un passage traitant de ce sujet dans « Composante syntaxique et typographie des histoires », rédigée avant ma prise de poste.
Quand KeM nous met le nez dans notre ignorance crasse…
Dr Stapelton a écrit :
24 mai 2017, 19:15
Il peut être utile de se référer aux événements précédents pour préciser la réaction de son protagoniste face à ceux-ci s'il y a de bonnes raisons de le faire.
/mode Clarence troll ON
Hu hu, on en parle de ma double traversée de bar ?
/mode Clarence troll OFF

Plus sérieusement (et avant que tu penses que je ne passe pas un bon moment, Hervé) ça ne me dérange pas spécialement. Personnellement, je ne reviens jamais sur ce que le Conteur a écrit, partant du principe que nous écrivons une histoire à 4 mains (ou plus suivant le nombre de protagonistes) et que comme dans un livre, un nouveau paragraphe ne revient pas sur ce qui a été écrit précédemment.

Ceci était mon caillou à l'édifice, en attendant de lire d'autres points de vue ! /girl

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25 mai 2017, 16:10

Jane a écrit :
25 mai 2017, 00:06
Le Gratte-Papier a écrit :
24 mai 2017, 18:03
Mais je me suis néanmoins rappelé avoir lu un passage traitant de ce sujet dans « Composante syntaxique et typographie des histoires », rédigée avant ma prise de poste.
Quand KeM nous met le nez dans notre ignorance crasse…
S'est vrai, merci KeM pour le rappel des règles.

Je vais profiter du pont pour bien les relire les règles pour pas faire n'importe quoi quand je serai avec vous sur une histoire ... déjà je vais stresser à mort pour essayer de bien écrire sans faire trop de fautes!

Mais j'ai jamais été tres bon /grimace
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26 mai 2017, 17:47

Je ne partage pas du tout le point de vue d'Hervé, et ce n'est pas grave.
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27 mai 2017, 14:20

Mais encore, Vincent ? Je pense que nous apprécierions tous un développement plus argumenté, pouvant éventuellement mener à un débat…
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27 mai 2017, 16:30

Mais encore… j'aurais apprécié que ne soit pas publiée que la première phrase de ma longue réponse. Mais pour ça je n'aurais sûrement pas dû utiliser mon téléphone portable en guise de modem/VPN.

Après vous n'y perdez pas nécessairement au change.

Avec concision :
Les visions sont à imputer au passif. Il conditionne l'appréciation.
La différence réside dans le choix de la terminologie et sa mécanique.
  • Une partie de jeu de rôle. Maîtriser un scénario. Y jouer un personnage, avec roleplay.
  • Une histoire. Sa narration. La coécrire en interprétant un protagoniste.
De rien.
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27 mai 2017, 16:35

Merci pour cette explication concise, voire laconique.

Néanmoins, si tu retrouves ta longue réponse, elle m'intéresse également, pour apporter un autre point de vue au débat.

D'autant que je ne suis pas pratiquante de jeu de rôle, et n'ai donc pas d'habitudes, ni même de connaissance des us et coutumes. Par ma fonction de correctrice, je connais au contraire les règles de la narration et du récit, qui ne sont pas non plus forcément adaptées ici…
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28 mai 2017, 13:29

C'est très différent d'une partie de jdr sur forum? J'avais l'impression que ça y ressemblait pas mal quand je lisais les histoires ici.

Après j'ai pas trop lu ce que faisais d'autres forum... /nothingtosay juste la cour d'Obéron je crois, mais ca m'avais rebuté car en arrivant on comprenait pas trop, j'étais complètement paumé et il y avait pas de table de jeu pour u nouveau
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28 mai 2017, 17:06

Le Gratte-Papier a écrit :
24 mai 2017, 18:03
[…] si la conversation prend de l'ampleur je diviserais pour lui offrir son sujet dédié
C'est fait. /secretsmile
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30 mai 2017, 16:15

Vincent Favreau a écrit :
26 mai 2017, 17:47
Je ne partage pas du tout le point de vue d'Hervé, et ce n'est pas grave.
Je ne peux pas dire que je sois surpris.
Happily ever after a écrit :
27 mai 2017, 16:35
Néanmoins, si tu retrouves ta longue réponse, elle m'intéresse également, pour apporter un autre point de vue au débat.
Moi également dans la mesure ou je me demande si nos cheminements sont si différents que ça.

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30 mai 2017, 19:36

J'ai comme l'impression d'avoir ouvert la boîte de Pandore !

Merci à tous de vos participations, et de vos apports à ce débat enrichissant.
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30 mai 2017, 19:46

Ca me rappelle une conversation enflammée avec les Pierre sur le JDR narratif : pour les rôlistes ou les joueurs de jeux de sociétés... mon téléphone portable garde les stigmates !

Alors attention ça peut dégénérer plus vite que vous ne le pensez... /what

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30 mai 2017, 19:58

/lol
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08 juin 2017, 11:07

Dr Stapelton a écrit :
30 mai 2017, 16:15
Happily ever after a écrit :
27 mai 2017, 16:35
Néanmoins, si tu retrouves ta longue réponse, elle m'intéresse également, pour apporter un autre point de vue au débat.
Moi également dans la mesure ou je me demande si nos cheminements sont si différents que ça.
Soit. Je vais y revenir, mais il faut me promettre que je ne tuerai pas l'échange avec cette future dissertation.

Donnez-moi vingt-quatre à quarante-huit heures, le temps de finir mes quatrièmes de couvertures pour les Histoires courtes.
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08 juin 2017, 13:28

Un nouvel avis argumenté ne peut que relancer le débat ! Je pense que nous avons tous assez de recul pour lire le point de vue d'autrui et débattre des visions et arguments différents, sans nous battre ni bouder (même si certains semblent martyriser leur portable au passage… rangez vos périphériques les plus fragiles !)
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15 juin 2017, 15:41

Je suis intéressé également par un développement.
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17 juin 2017, 13:45

Donc.

Je ne partage pas du tout le point de vue d'Hervé, et ce n'est pas grave.

Tout d'abord, si !, sur la question il y a une règle, une position officielle, et il s'agit bien de l'extrait cité par KeM.
Ce texte je l'ai écrit aux origines du projet, lorsqu'il était nécessaire d'en définir – des règles – à cette Idée Originale pour lui offrir un cadre à la hauteur de ses ambitions, du médium, éviter un grand capharnaüm si commun aux créations et communautés des Internets, se démarquer des ressemblances et inspirations également. Et ce n'est pas pour rien que le sujet dont est issue cette citation se nomme la « Composante syntaxique et typographie des histoires », avec pour sous-titre « (ou petit traité des bons us et coutumes et du format des messages.) » dans le sous-forum « Avant-propos » ; c'est un guide pour l'écriture du projet Il était u̶n̶e̶ notre fois…

C'était. Car comme tout projet il est amené à évoluer, parfois en s'altérant, parfois en se réinventant, au contact et sous l'influence directe et empirique de son Cosme, et c'est exactement ce qu'il a fait. C'est une bonne chose.
Pour pur historique, la Tentative de définition du projet – par son auteur (myself donc) résume très bien les différentes étapes de croissance ; et je serais prêt à parier que nous sommes à l'aube d'une nouvelle.
En somme, le projet suit la même trame qu'une histoire. – en l'espérant dans notre cas, sans fin.

Justement, l’« histoire »… mot choisi pour exprimer la teneur de notre propos, le produit fini (!) et la raison d'être de ce projet transmédia collaboratif et immersif (et j'y reviendrai sur ce terme), ainsi que tout son champ lexical et ses différentes cooccurrences utilisés ici et là, sur tout le forum. Je vous renvoie au Lexique pour référence.
Donc, pourquoi une « histoire » (avec ou sans sa majuscule, je ne me souviens même plus pourquoi j’avais opté pour en mettre une) et non pas « scénario – partie – jeu – roleplay – etc. », comme il est de coutume de le retrouver sur les autres forums et communautés aux thématiques et usages quasi semblables ? – Et d’où nous sommes issus, le noyau dur primal. – Car justement, aux origines, l'idée n'était pas de faire du jeu de rôle par écrit – même si certaines de nos histoires en sont, car l'un n'empêche pas l'autre –, mais bien d'écrire de manière collaborative une histoire, un roman, un récit (immersif)… D'où l'absence des règles statistiques, même narrativistes ou minimalistes – et même si j'ai promis d'en concevoir depuis toujours (et elles le sont, conçues).
Une histoire est une continuité narrative, avant toute chose ! Offrez-lui toutes les formes, mécaniques et structures que vous souhaitez, annexez-la de tous les superlatifs et styles si cela vous chante, il n’en restera pas moins que pour qu’une histoire fonctionne il faut un propos (le quelque chose à raconter), même en quelques mots (trois suffisent) et le placer/développer/conclure dans un rapport temps défini et cadré. Script, scénario, arche narrative, peu importe le nom, l’idée et le principe sont là. Vous pouvez naturellement fragmenter autant que vous le souhaitez la trame, le fait est que si vous ne faites que ça, sans raison (et non, je suis désolé, mais le « ça me semble important » n’est pas une raison, il faut que ça « serve le propos »), vous perdrez le fil… et, de ce fait, le lecteur. D’ailleurs « le fil », encore un champ lexical parfait, car je sais pas pour vous, chez moi un fil je préfère quand il se déroule naturellement, sinon ça fait des noeuds, ça complique, on comprend plus rien, on s’énerve, et – Merde !… Tu n’as qu’à la démêler toi-même ta guirlande de Noël…
Je vulgarise énormément, trop même. N’importe quel collègue auteur, ès l’Écriture, qui passerait par là me cracherait à la barbe mes arguments. Et il aurait raison. L’idée n’est pas de faire un cours, nous ne sommes pas un atelier d’écriture, pas plus que d’apprendre le métier (de toute façon être écrivain c’est une passion, pas un métier… BIM, second crachat !). Comme toute vulgarisation c’est vulgaire.

Je vous emmerde !

Pour l’occasion, je veux dire. Je vous perds. Je m’écoute écrire.
OK.
Alors, allons à l’essentiel. Puis je conclurai sur le plus important.

Donc.

Prenez n'importe quel roman, n'importe quelle nouvelle, fictionnel ou non, et lisez !

Maintenant faites le même exercice en imaginant l'auteur – le narrateur – revenir sur la scène quand cette dernière est terminée, mais cette fois-ci pour nous l'écrire/décrire du point de vue de chaque protagoniste (encore un mot du champ lexical du récit) que le lecteur sait être présent. Reproduisez ce schéma sur chaque scène. Insupportable.

La seule raison de revenir sur une scène, pour nous décrire les réactions d’un protagoniste, devrait être si ledit s’avérait hors chronologie ou géographie de cette même scène (Jean-Pierre et Jeanne-Pierrette parlent de John ; John n’est pas présent physiquement ; John arrive à la fin de la scène ; si, par hasard, il a tout entendu/il a agi avec un lien de cette scène, alors c’est bonus compte triple). Point barre.
Et tout argument contraire me fait toujours penser à une justification du type « car/quoi/si » :
« en fait il aurait réagi ainsi car… »
« car » quoi ?
« Si j’avais pu le faire réagir »…
Sauf que non, il n’y a pas de « pouvoir » qui tienne. Soit sa réaction servait le propos, et dans ce cas elle a été faite ou doit être faite, soit elle ne le servait pas et elle n’a pas lieu d’être.

Je proposais de faire l’exercice, je m’y plie. Démonstration avec un extrait de Les Versets Sataniques, de Salman Rushdie (n'y voyez pas là un message, il s’agit de ma lecture actuelle et ma liseuse se trouve à côté de mon ordinateur). Pour cette démonstration l’on concédera que l’extrait suivant est publié par l’auteur principal, dit dans notre lexique le « Conteur » :
Les Versets Sataniques, de Salman Rushdie a écrit :« Dis à ton fils, hurla Changez à Nasreen, que s'il est allé à l'étranger apprendre le mépris des siens, alors les siens ne pourront éprouver que du mépris pour lui. Pour qui se prend-il ? Un petit maître, un gros ponte ? Est-ce mon des­tin : perdre un fils pour retrouver un phénomène de foire ?
– Qui que je sois, mon cher père, dit Saladin au vieil homme, je te dois tout. »
Ce fut leur dernier bavardage familial. Pendant tout l'été la situation resta tendue, malgré les tentatives de médiation »
Et maintenant, pour la démonstration, imaginons que dans notre histoire plusieurs protagonistes existent en parallèle de cet extrait (ils seront imaginaires et sans rapport avec le roman de Salman Rushdie). Ces derniers dans le cadre de notre projet seraient interprétés par autant de coauteurs, dits dans notre lexique les « Protagonistes ». Ces derniers, sitôt l’extrait précédent publié doivent poursuivre – et déjà l’utilisation de ce terme donne toute explication de leur but pour le bien de la narration et de l’immersion, mais pourtant –, estimant qu’ils subissent la narration du Conteur, ou estimant avoir « de bonnes raisons de le faire […] ils vont se référer aux évènements précédents pour préciser leurs réactions face à ceux-ci » :
La petite amie de Saladin avait elle aussi subi cette dispute familiale comme une cascade de mépris et d’insultes à son égard – car elle n’était pas sans savoir la désapprobation de Changez pour leur relation. Elle avait joué avec ses cheveux tout durant. Elle jouait toujours avec ses cheveux pour laisser échapper ses pensées ; une vieille habitude de son enfance, quand ses parents se battaient ensemble. Quand son père battait sa mère. Et il gagnait souvent.
Là, elle était restée à jouer avec ses cheveux.
Malika, ne supportant pas de voir sa soeur Nasreen se faire hurler dessus ainsi, avait eu envie d'interrompre Changez d’une gifle. Elle s’était ravisée. Aujourd’hui encore elle le regrettait, l’été avait été gâché et rien ne présageait que les relations puissent s’améliorer à l’approche de la rentrée… Elle devait agir, réparer son manque de courage.
Elle décida de rendre visite à Saladin.
Nasreen avait bien essayé de répliquer, tout d’abord alors que Changez lui hurlait dessus. Puis quand son effronté de fils lui avait répondu. Tout l’été. Mais cela n’avait rien donné. Changez et Saladin avaient le même caractère, le même sang borné.
« Un père et son fils. Cela se règlera tôt ou tard », se dit-elle.
Ça semble caricatural ? Ça l'est.
Mis bout à bout, d’une seule lecture, l’on en perd l’essence même recherchée du projet : l’immersion, une histoire… Justement du fait de ces allers-retours inopportuns et ne servant en rien le propos. Le lecteur, nous, ne savons plus exactement où nous en sommes dans la continuité, la trame, le fil, de l’histoire…
Et pourtant, tout n’est pas à jeter. Loin de là.

D’où vient le problème dans ce cas ?…

Le problème, s'il y en est un, est que si ce procédé est acceptable, et même fondamental comme mécanique, pour une partie – un roleplay – un jeu de rôle – textuel – sur forum, afin de bien mettre en avant les comportements et réactions de tous les participants (que l’on nommera « Joueurs ») ayant pour rôle/but de faire savoir aux autres (« Conteur » qui s’appelerio « Maître de jeu » et « Coauteurs » qui seront les copains « Joueurs ») ce que fait ou aura fait leur personnage dans la scène descriptive précédente. Il ne l'est plus – d’acceptable – dès lors que l'on ne considère plus les « protagonistes » (que l’on nomme « coauteurs ») comme les rôles-titres de l'histoire mais au service de l'histoire.
L’idée n’est pas de savoir ce que fait ou aurait fait tel ou tel personnage dans telle ou telle situation (car/quoi/si), mais de savoir ce qui fait l’histoire, de connaître la suite, de l’écrire, la lire, ensemble, en collaboration…

Et c'est bien là que divergent les points de vue.

Dans l’un, les personnages font l’histoire.
Dans l’autre, une histoire – avec des personnages.
Vincent Favreau a écrit :
27 mai 2017, 16:30
Les visions sont à imputer au passif. Il conditionne l'appréciation.
La différence réside dans le choix de la terminologie et sa mécanique.
  • Une partie de jeu de rôle. Maîtriser un scénario. Y jouer un personnage, avec roleplay.
  • Une histoire. Sa narration. La coécrire en interprétant un protagoniste.
Dans les deux cas, les personnages sont interprétés par une tierce personne que le Conteur/Maître de jeu/Auteur ; pour se surprendre, pour s’offrir du plaisir ; pour vivre des émotions ; pour toutes les raisons qui font que c’est un divertissement…

Et voilà pourquoi ce n’est pas grave !

Car ne pas oublier une simple et sacro-sainte règle, la primordiale et première : prendre du plaisir !
La seule d’ailleurs.

Si vous prenez le temps de lire mes différentes histoires sur le forum vous relèverez que jamais, au grand jamais, je ne fais entorse à mon credo de continuité ; qui que ce soit, je poursuis systématiquement à la ponctuation près. Allant jusqu’à m’efforcer – sans aucune douleur rassurez-vous – d’accompagner le ton et ses changements apportés par les autres coauteurs. La raison ? Immersif. Collaboratif.
Quand je suis Conteur, j’ai les tenants et les aboutissants (presque) de l’histoire mais ne suis pas là pour tirer la part belle à mon écriture. Nous l’écrivons à xe mains. L’histoire prime.
Quand je suis Protagoniste, j’accompagne l’écriture de l’histoire, en interprétant le plus justement possible le personnage qui m’est confié (que j’ai choisi), sans chercher à en faire la raison d’être de la scène, le héros, juste un élément, au même titre que la plante verte que le Conteur aura décidée nécessaire d’appuyer dans sa description, au même titre que les autres Protagonistes, au même titre que ceux rendus vivants par le Conteur. Je suis au même niveau. L’histoire prime. Pas mon personnage. Je ne réécris pas l’histoire de mon point de vue, ni de celui du Protagoniste que j’ai le plaisir d’interpréter. Je suis au même niveau. Je suis coauteur.

Là est la raison d’être de ce projet, Il était u̶n̶e̶ notre fois…
Là est ma définition, mon plaisir.

Pourtant, jamais je reprends un coauteur sur mes Histoires, jamais je ne reprends un Conteur sur les Histoires auxquelles j’ai le plaisir de participer. Jamais. Et, s’il n’y avait pas eu ce sujet d’ouvert (et vous devez fortement en vouloir à Juliette car responsable de ou prétexte à ce verbiage sans fin, moi qui m'efforçais de ne plus en faire – vous y croyez ?), jamais vous ne m’auriez lu à ce sujet. Jamais.
Pour une seule raison : prendre du plaisir !

Et en matière de plaisir, s’il y a bien une chose que nous enseigne la vie, nous ne sommes pas tous identiques dans notre manière de l’appréhender et d’en prendre, même fondamentalement différents. Nous n’avons pas tous les mêmes rythmes ni les mêmes perceptions, encore moins les mêmes attentes. C’est précisément ce qui rend la rencontre à la fois si complexe et si précieuse ; possible également.
Je suis partisan, au-delà des usages premiers, des codes, des règles, et des bons us et coutumes, que le plaisir – de créer – demande que l’on surmonte des dissymétries sociales. Entre gens de sympathie.

Alors que chacun fasse bien comme il veut. Sauf erreur, le projet n’est pas un atelier d’écriture, mais un projet de narration transmédia immersive et collaborative. Un mélange – doux dingue – entre la transmédialité, l'écriture au fil de, l'art du conte, le jeu de rôle textuel, et la théorie de la détective littéraire Thursday Next (création de Jasper Fforde) selon laquelle un roman aurait sa propre vie et ses personnages leurs aventures, leur monde, au-delà du récit premier offert aux lecteurs dans l'immuable objet-livre.
Les histoires ne sont plus seulement lues, elles sont vécues ! – et sans limites…


Enfin, ça c’est ce qu’a écrit un gens un jour. Aux origines.

— Graou de barbe,
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22 juin 2017, 14:07

Je te réponds plus longuement quand je serai sortie de conférence, en attendant, merci beaucoup pour ton avis développé et argumenté.
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22 juin 2017, 15:02

Vincent Favreau a écrit :
08 juin 2017, 11:07
Dr Stapelton a écrit :
30 mai 2017, 16:15
Happily ever after a écrit :
27 mai 2017, 16:35
Néanmoins, si tu retrouves ta longue réponse, elle m'intéresse également, pour apporter un autre point de vue au débat.
Moi également dans la mesure ou je me demande si nos cheminements sont si différents que ça.
Soit. Je vais y revenir, mais il faut me promettre que je ne tuerai pas l'échange avec cette future dissertation.
Image



EDIT: Je me suis fait grillé le temps d'écrire ma réponse. /badsmile



Je m'y colle en premier deuxième: merci Vincent ! /redheart

On va pas se mentir, quand j'ai lu ton avis je me suis contenté de hocher la tête à chaque phrase, tellement ça tombait sous le sens.

Vincent Favreau a écrit :
27 mai 2017, 16:30
Avec concision :
Les visions sont à imputer au passif. Il conditionne l'appréciation.
La différence réside dans le choix de la terminologie et sa mécanique.
  • Une partie de jeu de rôle. Maîtriser un scénario. Y jouer un personnage, avec roleplay.
  • Une histoire. Sa narration. La coécrire en interprétant un protagoniste.
De rien.
Je pensais avoir compris, mais cela aurait été dommage de ce priver de ton développement. Il est limpide et maintenant j'ai vraiment compris la différence.

En plus je m'étais fais la réflexion pour la lecture qu'elle devenait plus fluide quand on revenait pas tout le temps dans le temps.

Après bien entendu je manque d'expérience, mais en comparaison avec le point de vu d'Hervé (je suis intéressé d'avoir ton impression maintenant) j'ai vraiment cerné les avantages de procéder avec ta méthode.

Je trouve que les morceaux d'histoire de Bloodlust sont de bons exemples pour ceux qui veulent lire ce que ça donne quand c'est "tout fluide". Le dernier "Devoir de mémoires" et "Illusions perdues" sont excellents pour appréhender l'écriture collaborative entre Vincent et un protagoniste (c'est le même co-auteur ?). Je vais m'en servir comme guide quand tu lanceras ta nouvelle histoire courte.
Je suis Providence aussi mais ça dépend vraiment de quel chapitre, tous les autres membres n'ont pas l'air de faire exactement de la même façon.

C'est vrai que dans une partie de jeux de rôle, même si le groupe est très soudé, nous avons toujours en tant que joueur tendance à tirer la couverture pour notre personnage. Limite on coupe la parole sans foi ni loi pour placer son action avant les autres... HEIN WILL ! /scorn
Pour le pbf j'ai vu que c'était la même chose, ce qui est logique comme ce sont les mêmes manières de faire.

La question que je me pose c'est si tous les détails du champ lexical que tu mets en avant (histoire, protagoniste, conteur, etc...), et qui viennent faire la différence avec le jeux de rôle, est-ce qu'ils étaient vraiment réfléchis quand vous avez lancé le projet Il était notre fois ?
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22 juin 2017, 16:29

QWERTY a écrit :
22 juin 2017, 15:02
C'est vrai que dans une partie de jeux de rôle, même si le groupe est très soudé, nous avons toujours en tant que joueur tendance à tirer la couverture pour notre personnage. Limite on coupe la parole sans foi ni loi pour placer son action avant les autres... HEIN WILL ! /scorn
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22 juin 2017, 21:38

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25 juin 2017, 20:07

Donc. Merci beaucoup pour ton explication détaillée, Vincent.

C'est effectivement ce que l'on appelle un point de vue argumenté... Tu es toujours égal à toi-même, deux lignes ou deux pages, pas d'entre deux !

Je retrouve là ta façon habituelle d'envisager la narration et ne suis donc pas surprise. Ma question tenait initialement au fait que je ne savais pas si cette façon de faire s'appliquait à la narration à de multiples mains. Ni si elle s'appliquait partout sur le forum.

Quelques réflexions suite à la lecture de ton long développement :
Vincent Favreau a écrit :
17 juin 2017, 13:45
Et ce n'est pas pour rien que le sujet dont est issue cette citation se nomme la « Composante syntaxique et typographie des histoires », avec pour sous-titre « (ou petit traité des bons us et coutumes et du format des messages.) » dans le sous-forum « Avant-propos » ; c'est un guide pour l'écriture du projet Il était u̶n̶e̶ notre fois…
Il y a donc bien une position officielle. J'entends bien la nécessité d'évoluer avec ses participants, mais tu cites là l'un des textes fondateurs du projet, l'un de ceux qui en ont fait quelque chose de particulier. Que tu aies pris du recul désormais ne change rien à l'esprit initial du lieu, n'est-ce pas ?
Vincent Favreau a écrit :
17 juin 2017, 13:45
Donc, pourquoi une « histoire » (avec ou sans sa majuscule, je ne me souviens même plus pourquoi j’avais opté pour en mettre une)
Peut-être parce que ta correctrice ne facture pas au temps réel passé sur un texte, et peut donc chasser la majuscule sur son temps libre ? Plus sérieusement, je me rappelle que tu souhaitais différencier une histoire, le nom commun, d'une Histoire, dans le sens un écrit sur ce forum. Pour pouvoir parler de l'histoire d'une Histoire, par exemple (exagéré, l'exemple).
Vincent Favreau a écrit :
17 juin 2017, 13:45
(et vous devez fortement en vouloir à Juliette car responsable de ou prétexte à ce verbiage sans fin, moi qui m'efforçais de ne plus en faire – vous y croyez ?)
Non. Je n'y crois pas. Personne n'y croit.

Merci encore d'voir pris le temps d'écrire un tel développement, de partager ta vision de cette écriture immersive et collaborative.
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26 juin 2017, 10:54

Happily ever after a écrit :
25 juin 2017, 20:07
Il y a donc bien une position officielle. J'entends bien la nécessité d'évoluer avec ses participants, mais tu cites là l'un des textes fondateurs du projet, l'un de ceux qui en ont fait quelque chose de particulier. Que tu aies pris du recul désormais ne change rien à l'esprit initial du lieu, n'est-ce pas ?
Je présume que c'est comme pour tout forum, l'esprit du forum c'est celui de la communauté, non ?

J'ai pas l'impression que ce soit facholand comme forum. /bigsmile
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26 juin 2017, 13:36

Je partage ton regard, sur l'esprit du forum.
QWERTY a écrit :
22 juin 2017, 15:02
Je trouve que les morceaux d'histoire de Bloodlust sont de bons exemples pour ceux qui veulent lire ce que ça donne quand c'est "tout fluide". Le dernier "Devoir de mémoires" et "Illusions perdues" sont excellents pour appréhender l'écriture collaborative entre Vincent et un protagoniste (c'est le même co-auteur ?).
Illusions perdues et Devoir de mémoire sont tous deux des entre-temps coécrits avec Fafa (Ronan).
Il est également auteur des textes publiés sous les Protagonistes Urvan – Asbjörn – et donc Khaled Al Sakhari – Shikkaya.
QWERTY a écrit :
22 juin 2017, 15:02
La question que je me pose c'est si tous les détails du champ lexical que tu mets en avant (histoire, protagoniste, conteur, etc...), et qui viennent faire la différence avec le jeux de rôle, est-ce qu'ils étaient vraiment réfléchis quand vous avez lancé le projet Il était notre fois ?
Ils l'étaient, et se sont ancrés au fil de l'accouchement du projet. J'aime réfléchir, structurer et maturer une idée avant de la publier. Anticiper également.

Après, comme dit, il s'agissait de ma vision pour mes besoins, aux origines.
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29 juin 2017, 14:17

Ça reste pour autant vraiment impressionnant et je suis encore plus content d'avoir rejoint ce beau projet.

Merci à tous les conteurs de le faire vivre avec votre imagination débordante. /bigsmile
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